mercredi 2 juin 2021

saucisses fraîches.

 Pour faire des saucisses fraîches.

Ingrédients pour

1 kg de saucisse fraîche :
1 kg de viande hachée (poitrine, épaule, parties grasses de porc)
16 g de sel /2 g de poivre / 2 m de boyaux  

on peut jusqu'a 18g sel

1/Découpe des viandes
Pour la préparation du hachis, coupez en lanières
les différentes viandes. 
2/Mélange des ingrédients
Mettez les morceaux découpés dans un grand récipient, ajoutez le sel et le poivre, mélangez et malaxez bien.  

3/Passage au hachoir
Installer une grille de 8 ou 10, voire 12 mm. Bien sûr selon ce choix, les morceaux de  saucisse seront plus ou moins fins, c'est une question de goût 
Alterner les morceaux de chair et de gras, 

Melanger avec sel et poivre


4/Les boyaux
J' utilise des boyaux déjà conditionnés dans de la saumure, je les laisse tremper dans une bassine d'eau tiède 30mns pour les assouplir, puis je  rince l'intérieur comme l'extérieur des boyaux plusieurs fois à l'eau claire.  

5/Embossage
Le poussoir horizontal de 12 litres est « le poussoir » idéal, il aime bien que ça ne traîne pas mais cela ne change rien dans la façon de faire si vous en utilisez un plus petit. Remplissez le cylindre en y jetant des grosses poignées de « mêlée » de viande, cela chasse l'air qui pourrait se retrouver dans la saucisse.

sinon utiliser une forme entonnoir et embosser à la main
Faites un nœud à l'extrémité d'un boyau précédemment humidifié et froncez-le sur l'entonnoir de 15 à 25 mm de diamètre, toujours selon les goûts et les coutumes. Actionnez la manivelle pour embosser régulièrement en maintenant le boyau entre vos doigts. En fin de boyau, nouez l'extrémité.   

6/Séchage 
Pour éviter qu'elle ne rende de l'eau à la mise sous vide ou à la cuisson, égouttez la saucisse sur un linge en coton une douzaine d'heures.


Yann (fiston number 2) a fait des saucisses de pigeon ramier super!!!


lundi 26 avril 2021

PIZZA D'CHEU NOUS

La pâte
1cc de sucre en poudre
10g de levure fraîche
250g de farine
2cs  huile d'olive
1/2 cc de sel
Préparer la pâte 2h à l'avance pour qu'elle lève et repose
Garniture
Mozzarella une boule de 125g
une poignée d'olives noires
300g de tomates ou une boite de tomates pelées
oignon
ail
90g de parmesan râpé



Une dizaine de tranches de pancetta maison



Préchauffer le four 220°C
Préparer la sauce tomate ,la faire revenir avec les oignons hachés sel poivre origan
Compoter 10 mns et laisser refroidir
Garnir






Cuire 230°C 20 mns


Un Tavel fera l'affaire

 

mardi 13 avril 2021

Filet mignon séché au poivre et herbes de provence

 

Filet mignon séché

 au poivre 

et 

herbes de Provence

Filet mignon séché au poivre et herbes de Provence


j'ai du mal à résister aux charcuteries!
 Ah! L'appel du saucisson à l'apéro, ou d'une tartine de rillettes…!

L'avantage de cette recette par rapport au saucisson, est la quasi absence de gras, parfait pour se faire plaisir sans culpabiliser!

Cette recette inclus 3 semaines de séchage,  vous risquez vite de devenir accro et d'avoir toujours un filet mignon en train de sécher dans votre frigo!


Filet mignon séché au poivre et herbes de provence

1 filet mignon de porc de taille homogène
1 kg de gros sel
2 càs de sucre (facultatif)
poivre noir
herbes de Provence

Si votre filet mignon n'est pas de même grosseur sur toute sa longueur, couper les morceaux trop fins ou les replier pour façonner un filet mignon uniforme.
Frotter le filet mignon de sucre (facultatif).
Mettre un lit de gros sel dans un moule à cake ou dans un autre récipient de forme adaptée au filet mignon. Placer le filet mignon sur le gros sel et recouvrir du reste de gros sel.
Placer au frigo de 18 à 24h. Enlever régulièrement le surplus d'eau qui s'accumule dans le moule, en faisant bien attention à garder le sel et à maintenir le filet mignon enrobé.




Une fois le temps écoulé, sortir le filet mignon et le rincer sous l'eau pour enlever tout le sel. Bien sécher le filet mignon dans du papier absorbant.
Couvrir le filet mignon de poivre concassé et d'herbes de Provence et le placer sur un torchon propre. Enrouler le torchon autour du filet mignon en serrant bien autour de la viande.
Placer le torchon dans le bas du réfrigérateur durant 3 semaines. Au bout de 3 semaines, ou plus, le filet mignon est prêt à être dégusté en tranches.
A consommer tel quel à l'apéritif, dans une omelette, en accompagnement d'une raclette ou pour agrémenter une salade.

Variante: n'hésitez pas à varier les épices qui enrobent le filet mignon: poivre vert, baies roses, mélange de différents poivres et baies, curry, curcuma, paprika, piment…

dimanche 4 avril 2021

beret basque

 

Recette du béret basque

Il est possible que ce soit l’article le plus simple et le moins détaillé de l’histoire du blog. Pour cause, il s’agit plus ici d’une façon de faire, d’une astuce que d’une véritable recette à proprement parler.

Arrêtons nous 5 minutes et imaginons-nous entrain d’embosser quelques précieux, ceux qui plus tard, après quelques longues semaines de séchage nous régaleront par leurs arômes divins. Et là, Paf ! Le drame: la chair arrive trop rapidement dans le boyau et ce dernier éclate sans que vous n’ayez rien pu faire.

Vous avez alors trois possibilités:

  • Vous récupérez ce hachis et les suivants éventuels pour en faire une petite préparation culinaire sur le pouce qui n’en doutons pas parfumera votre cuisine et participera à maintenir votre tension à un niveau élevé.
  • Vous remettez dans le poussoir ces reliquats en une seule fois tout en prenant garde ne pas créer des poches d’air. Dans ce cas là, il restera de toute manière la viande coincée dans le cornet….
  • ….Pour pouvoir réaliser ce que l’on appelle le béret basque, c’est à dire un petit pavé de saucisson sans boyau, c’est à dire sans peau.
Ça serait dommage de gâcher ça….

Toutes les recettes de saucisson peuvent faire l’affaire puisqu’il s’agit juste de former avec ses mains ou mieux avec un emporte-pièce voir n’importe quel autre instrument idoine une petite forme de viande bien tassée. En théorie, la forme ronde est traditionnelle mais rien ne vous empêche de faire des étoiles, des rectangles ou même des dodécaèdres.

A l’emporte-pièce !
2 tartares pour la 12 !

Vous pouvez ensuite, selon vos habitudes, étuvez ou non puis faire sécher dans votre local (Température <15°, idéalement entre 10 et 15, pour hygrométrie 70-82%) les pavés posés sur une grille. Il faut que les espacements de la grille ne soient ni trop petits (diminution de la surface de séchage) ni trop grands (manque de soutien).

La fleur commence à poindre

Et un jour, au détour d’une visite de routine dans mon local, on se dit que le temps de la dégustation est arrivée.

Là on est confiant…
Et on aurait pas du l’être…

Ils sont loupés: fissures et rancissement ! Et ça ne vient pas de la recette car comme vous pouvez le voir, les saucissons secs issus de la même mêlée sont exempts de défaut et délicieux.

Même recette, 2 autres confectionnés une semaine après ! Parfaits !
Merveilleux !

J’ai deux hypothèses, probablement liées, pour expliquer ce raté:

  1. Étant donné que les saucissons ayant la même chair n’ont pas de défaut et qu’on remarque bien la couleur jaune du gras, caractéristique d’une oxydation, il est très probable que j’ai mal compressé les bérets et qu’il restait de l’air à l’intérieur. Il est possible également que la grille que j’ai utilisé cette fois possède un maillage trop faible qui n’a pas aidé au soutien de l’ensemble.
  2. Il faut croire que je me suis plus appliqué la semaine d’après pour les deux autres car ils sont parfaits. Malgré tout, la différence de fleur, verte pour les derniers et blanches pour les premiers indiquerait un début de séchage plus doux, plus humide. Cela pose la question de savoir si le béret basque, un saucissons sans boyau, sans peau, donc moins humide dès la confection n’encaisserait pas moins bien une hygrométrie plus faible par rapport à un saucisson classique ?

Je peux vous dire que les réussis ont eu une durée de vie particulièrement courte. En tout cas, je ferai vraiment gaffe les prochaines fois à bien tasser l’ensemble: on m’a d’ailleurs conseillé des presses à burger pour plus de réussite…

N’hésitez pas à commenter et à indiquer votre façon de faire !


Préparation de vin infusé la veille(50cl de vin rouge, 3 feuilles de laurier,1 oignon, 3 gousses d’ail, 2 clous girofle, 3 graines de cardamome,thym, romarin, 10 grains de poivre, 1 anis etoilé) faite bouillir et laisser macérer 24h puis filtrer.
Le lendemain, hachage de la viande, 25g sel/kg, 5g de poivre/kg, 4,5g de sucre/kg et 72g de vin infusé/kg
Repos 24h puis mise en sac de porc, séchage en cave à vin (14 degrés et 85% d’humidité)puis mise sous vide un mois pour atténuer le croutage



Coppa Maison

 

Recette de la Coppa Maison

Il fallait bien que ça arrive ! Oui, pour la première fois depuis la création de ce modeste blog, je ne parlerai pas saucisson sec. J’ai toujours eu comme objectif d’élargir le sujet de la charcuterie maison et de pouvoir proposer des recettes plus larges, sur ce qui me plaît ou plus exactement sur ce qui provoque chez moi un flux salivaire incoercible.

On trouve vraiment de tout sur internet ainsi que dans les livres de charcuterie et il est difficile de pouvoir s’y retrouver. Mon but est de synthétiser ce “tout”, d’en extraire l’inutile et le flou et d’en sortir des recettes pratiques et adaptées à une fabrication maison. Je souhaite expliquer, comme avec le saucisson, toutes les étapes et  faire ressortir mes éventuelles interrogations.

C’est donc tout naturellement que je vous invite à suivre mon expérience de Coppa et cette double recette (sous-vide et par enfouissement) réalisée lors de l’hiver 2019.

Ingrédient principal:

  • Une échine de porc désossée et parée d’environ 2kg

Ingrédients du mélange salant:

  • Du gros sel: 30 à 50g/kilo. Ici 35g/kilo.
  • Du sucre: de 0 à 50% du poids en sel. Moi 10%.
  • Du vin blanc: 5g/kilo
  • Du poivre: 2g/kilo en général
  • D’autres épices: 1g/kilo en moyenne. Je n’ai mis que du poivre.
  • Du temps

Le gros sel permet de créer des entailles dans la viande pour faciliter la pénétration du mélange.

Le vin blanc permet d’obtenir une texture collante qui va venir bien adhérer à la pièce.

Le sucre est facultatif mais permet selon la dose d’obtenir un produit plus souple (le sucre fixe les molécules d’eau) et plus sucré (au-dessus de 25% c’est la méthode américaine). Comme pour les épices, ça sera à affiner selon vos préférences.

Préparation:

Même cru ça fait envie.

1) Chez le boucher, j’ai commandé de l’échine de porc désossé et paré à minima. J’ai eu ce jour 2 pièces: 2kg et 2kg500.

2) J’ai terminé le parage pour enlever certains morceaux de gras trop important ainsi que tout ce qui peut empêcher d’obtenir un morceau uniforme.

3) J’ai frotté les deux pièces avec le mélange salant.

4) J’ai mis sous vide la première en prenant bien soin de mettre l’intégralité du mélange salant dans le sachet.

La méthode sous vide permet une meilleur pénétration et homogénéisation du sel dans la pièce de viande. En outre, il y a beaucoup moins de risque de trop salé, même si l’on se trompe.

5) J’ai enfoui la seconde dans du gros sel. J’ai utilisé pour ça une caisse en plastique dont j’ai pris soin de percer un des quatre coins pour que la saumure s’évacue pendant la phase de salage.

J’ai surélevé pour que le jus puisse s’évacuer.

6) Direction le frigo pour le temps de salage. Il existe 2 méthodes pour calculer le nombre de jours nécessaires: 2 jours/kilo (traditionnellement) ou alors épaisseur de la pièce en cm/2 + 1 jour dans l’idée que le sel pénètre la viande de porc à raison d’1cm par jour.

Au frigo pendant 5 jours.

Dans mon cas, que ce soit l’une ou l’autre méthode, j’obtenais 5 jours sachant que pour la sous vide, 1 ou 2 jours de plus n’auraient en théorie pas changé grand chose.

La saumure s’évacue de la caisse.

7) Une fois le salage effectué vient le temps du repos. J’ai sorti l’échine de la poche sous vide puis j’ai épongé l’exsudat. J’ai sorti l’autre échine de la caisse et je l’ai essuyé.

Le repos de la viande à basse température (~2°C) permet une bonne répartition du sel à l’intérieur. Sans ça, la viande peut dans certain cas amorcer une putréfaction lors de la mise au séchoir, du fait de la température.

Le temps de repos est au minimum du même nombre de jours que le temps de salage donc dans mon cas: 5 jours. Cette durée peut atteindre les 5 semaines lorsqu’il s’agit d’un jambon.

Un repos bien mérité !

8) Voici venu le temps de la mise sous filet. Pour cela, je me suis procuré un manchon de PVC de taille 120 mais si vous savez faire un bridage manuel, le rendu esthétique fera encore plus terroir.

A noter que j’ai recouvert de poivre celle qui a été enfouie et que  j’ai laissé telle quelle la sous vide.

A noter aussi qu’il aurait été possible d’embosser les coppas dans des boyaux pour un résultat logiquement différent, plus proche de la tradition. La baudruche de bœuf ou le sac de porc sont les boyaux idoines mais il faut le prévoir avant…

9) Avant dernière étape avant la dégustation: le séchage ! Idéalement une température d’environ 13°C pour une hygrométrie comprise entre 70 et 80%.

10) En cours de séchage il est totalement normal qu’une fleur pointe son nez. Elle donnera une patte supplémentaire à votre coppa.

Au bout d’un mois.

11) Cette fabrication a été réalisé début janvier. Je compte attendre début mai pour les consommer. Résultat très prochainement !

12) Comme convenu voici les résultats: début mai j’ai sorti la coppa sous vide et fin mai celle par enfouissement.

Coppa sous vide

A tomber par terre de plaisir !

Coppa par enfouissement

Un poil trop salée malheureusement….

Alors autant celle salée sous vide est proche de la perfection, autant celle par enfouissement est un peu décevante car trop salée. Esthétiquement, il n’y a strictement aucune différence mais au goût, ce n’est pas le cas.

Conclusion la méthode sous vide n’est pas pour rien considérée comme la meilleure méthode actuelle pour la salaison. Effectivement, à moins de se gourer sérieusement dans les proportions et/ou dans la durée, c’est quasiment l’assurance d’avoir un produit parfaitement salée, au goût de notre époque.

Pour l’enfouissement c’est différent, c’est la tradition, c’est le terroir, la méthode de nos aïeux mais ça n’empêche pas que les produits d’antan étaient beaucoup plus salés que maintenant et qu’ils ne salaient pas au froid (meilleure répartition du sel) comme nous pouvons le faire actuellement. Du coup, je pense qu’il faut voir les 2j/kg ou le diamètre/2 comme une valeur haute, de sécurité et qu’il y a trop de paramètres à prendre en compte pour avoir une règle immuable (expérience, les températures de salage et de repos, le type d’animal, de viande et de sa qualité….). J’ai d’ailleurs rédigé un article sur le temps de salage qui vous permettra, je l’espère, de choisir la bonne durée.

Rdv l’hiver prochain pour une nouvelle tentative !

lundi 29 mars 2021

Poitrine Séchée ou ventrèche

 Ingrédient principal:

  • Poitrine de porc désossée 

Ingrédients du mélange salant:

  • Du gros sel: 30 à 50g/kilo. Ici 35g/kilo.
  • Du sucre: de 0 à 50% du poids en sel. Moi 10%.
  • Du vin blanc: 5g/kilo
  • Du poivre: 2g/kilo en général
  • D’autres épices: 1g/kilo en moyenne. Je n’ai mis que du poivre.
  • De la ferveur

Si vous utilisez du gros sel de Guérande, humide, il faut savoir qu’il y a un delta d’environ 10% avec le sel sec. Par exemple, on peut considérer que 35g de Guérande saleront comme 32g de sel sec. Ça peut avoir son importance avec le saucisson lorsque l’on navigue aux environs de la dose minimal de sel recommandée.

Préparation:

1) poitrine de porc désossée de 1kg. elle sera destinée à être salée sous-vide , la couenne a été laissée pour rester dans le traditionnel: il paraît que ça à aussi une importance dans le gout final et la couenne, à la dégustation, ne pose pas plus de problème que ça pour la retirer. Les cartilages ont également été laissés pour ne pas créer de “trous” dans la viande: le but étant d’obtenir un produit délicieux et esthétique.

2) J’ai frotté la poitrine  avec le mélange salant. L’idée c’est que  il y ait des épices en première ligne, c’est à dire mis directement sur la viande.

3) J’ai mis sous-vide en prenant bien soin de mettre l’intégralité du mélange salant dans le sac.

 le salage s’effectue au réfrigérateur.

5) Pour calculer le temps de salage, je me suis servi de la règle de base du sous-vide soit 1 jour par épaisseur en cm divisé par deux si la pièce est uniforme. Comme ce n’est pas le cas ici car il y a la couenne et la couche de gras qui empêchent la pénétration du sel, l’épaisseur totale sera prise en compte, soit 6 cm donc 6 jours. Le taux de sel étant fixé par avance, il n’y aura pas de sursalage si vous laissez plus longtemps.

6) Pour la pièce salée par enfouissement, je me suis servi de ma réflexion sur le temps de salage des viandes que je vous invite à lire. Elle n’est vraisemblablement par parfaite mais à au moins le mérite d’essayer d’y voir plus clair. Du coup, en partant du principe qu’au sel sec, sur une viande parfaitement maigre, la vitesse de pénétration du sel serait de 3cm par jour, nous aurions pour une épaisseur de 6cm deux jours. Mais ici, s’agissant de poitrine de porc, donc d’une viande particulièrement grasse, un jour supplémentaire, soit 3 jours m’a paru judicieux.

7) Une fois le salage réalisé, la poitrine est sortie du sel et essuyées pour ensuite être entreposées sur une grille au frigo (environ 2°C idéalement) pour ce qu’on appelle le repos. Il permet au sel de se répartir de manière homogène. C’est une sécurité car si jamais des parties de la viande n’étaient pas correctement salées, cela pourrait poser des problèmes à température de séchoir. Le temps de repos est au minimum équivalent au temps de salage. Dans les deux cas, j’ai pris une semaine de temps.

8) J’ai accroché avec des crochets les poitrines par la couenne et direction le séchoir pour une T° idéalement comprise entre 10 et 15°C et une hygrométrie entre 60 et 80% d’HR.

9) Après un mois et demi de séchage, elle a perdu 40% de son poids d’origine. C’est le bon chiffre pour commencer une véritable dégustation. A noter que c’est à partir de 30% de perte que la consommation peut démarrer. Malgré tout, pour profiter pleinement des saveurs, 40% à 50% me paraissent être beaucoup plus intéressant gustativement parlant. Si le séchage continue plus longtemps, la poitrine deviendra de plus en plus dur et paraîtra de plus en plus salée (l’eau fixant le sel).

En petits lardons ! Encore meilleur…

10) Pour ce genre de produit, la trancheuse s’impose pour débiter de magnifiques tranches qui en ferait apostasier plus d’un. Comment de si petites choses peuvent créer autant d’envie, de gourmandise, de plaisir ? Je me pose tous les jours la question…Le gras peut-être 😉



12) En toute objectivité, la poitrine de porc séchée n’atteint pas et n’atteindra vraisemblablement jamais la finesse d’un saucisson sec réalisé dans les règles de l’art ou du lard mais sa teneur en gras nous offre néanmoins un mets des plus savoureux. Je pense que pour ce genre de produit, choisir de la viande issue d’une race rustique, plein air et particulièrement grasse doit avoir un avantage certain. Avec un salage/séchage tout simple, le goût de la viande a vraiment une importance capitale car il n’y a pas réellement d’autres artifices, à moins d’opter pour un fumage à froid post salage.

Allez hop, sous vide, pour faire des réserves stratégiques !

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